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Séjour Itinéraire Culture, Jour 6

L’acte VI du séminaire Itinéraire Culture a démarré dans la ville de Lille. Les échanges ont concerné d’une part à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Hauts-de- France, et d’autre part à le Fresnoy studio national des arts contemporains.

1. La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Hauts-de- France

Les Hauts-de-France sont une région administrative du Nord de la France, créée par la réforme territoriale de 2014. Sa superficie s’étend sur 31 806 km2, constituant le champ de compétences de la DRAC.

Pour mieux saisir l’essence de la DRAC, ont été abordés tour à tout la présentation de la DRAC, son action, et son impact sur le numérique.

a. Présentation de la DRAC, de la thématique et de sa réalité sur le territoire des Hauts-de-France

La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Hauts-de-France – service déconcentré du ministère de la Culture – placée sous l’autorité du Préfet de région, est chargée de conduire et mettre en oeuvre la politique culturelle de l’État sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-France, dans le cadre des orientations fixées au plan national par le ministère de la Culture.

Ses missions couvrent l’ensemble des champs d’action du ministère :
— la connaissance, la conservation et la valorisation des patrimoines et des espaces protégés,
— la promotion de l’architecture,
— le soutien à la création et à la diffusion artistique dans toutes leurs composantes (musique, théâtre, danse, arts plastiques),
— l’éducation artistique et culturelle et la démocratisation de la culture,
— le soutien à la lecture et au cinéma,
— le développement et la valorisation des contenus et services culturels numériques.

La DRAC Hauts-de-France est principalement installée sur deux sites situés à Lille et à Amiens mais également autour de cinq Unités départementales de l’architecture et du patrimoine (Lille, Amiens, Compiègne, Laon et Arras).

b. Présentation générale de l’action de la DRAC

Marc Drouet, directeur général, s’est appesanti sur ce volet. Parmi les aspects relevant des missions quotidiennes  de la DRAC, il a mentionné notamment :

le Service régional de l’archéologie (SRA) qui gère l’activité archéologique régionale. La DRAC veille à l’application de la réglementation sur les opérations archéologiques (livre V du Code du patrimoine). Elle s’appuie sur la programmation archéologique nationale et la Commission territoriale de la recherche archéologique (CTRA) Centre-Nord. Elle met à jour la Carte archéologique, base de données informatisée qui comprend les connaissances archéologiques de la région.

-le service de la Conservation régionale des monuments historiques (CRMH), qui veille à l’application de la réglementation relative à la protection, la conservation, la restauration et la mise en valeur des Monuments Historiques

-Le service de l’architecture et les Unités départementales de l’architecture et du
patrimoine (UDAP), qui concourt à la promotion de la qualité architecturale sur l’ensemble du territoire, dans et hors des espaces protégés.

– Dans le champ des arts plastiques, la DRAC qui met en œuvre et participe à la définition de la politique de l’État en matière de développement et de diffusion de la création contemporaine

– La DRAC contribue au développement de la vie musicale sur le territoire régional, à sa mise en réseau et à sa diffusion à l’échelle régionale, nationale et internationale.

– La DRAC assure un rôle d’information, d’expertise et de conseil auprès des collectivités locales et des milieux professionnels qui constituent la chaîne du livre (écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires, acteurs associatifs du développement de la lecture et de l’écriture, organisateurs de manifestations littéraires).

c. Le numérique au sein de la DRAC

En outre,  Ingrid Pouansi, chargée de mission numérique, s’est attelée à établir le rapport entre sa structure et le numérique. Il en est ressorti que le numérique est un moyen d’accès privilégié à la Culture et constitue un support au service de la création, de la diffusion et de la valorisation. Il doit permettre de stimuler les partenariats entre l’État, les collectivités territoriales et les partenaires privés afin de renforcer la Recherche et le Développement des nouvelles technologies. L’aménagement numérique et culturel du territoire régional est une priorité et permet le développement du tourisme et de l’emploi à travers une économie numérique.

Olivia Gami, chargée du portefeuille et social média des artistes du LABEL DIGITAL.

d. La stratégie numérique de la DRAC

Le numérique étant un canal majeur de diffusion culturelle, Frederic Nowicky, chargé de mission numérique au pôle patrimoines, a brièvement étalé les moyens d’exploitation de ce canal.

Depuis 2000, l’État en partenariat avec le Conseil régional développe un plan régional tant sur les aspects de numérisation que sur la question des services numériques innovants. Ainsi sont conduits des appels à projets portant sur la valorisation de fonds tels que ceux des bibliothèques, musées, archives, architecture, archéologie, patrimoine mobilier et bâti… La numérisation culturelle répond ainsi aux besoins du public pour des usages variés : découverte et connaissance du patrimoine culturel, loisirs, pratiques amateurs, recherche, connaissance scientifique, à des fins touristiques, d’éducation artistique et culturelle ou encore d’édition.

2. Numérique et enseignement supérieur Culture : Le Fresnoy studio national des arts contemporains

Cette seconde articulation est le prolongement de la fin de la première. En effet, le thème de la numérisation a enveloppé les échanges autour du Fresnoy studio national des arts contemporains. Stéphanie Robin, l’administratrice, nous a entretenus à ce sujet.

Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains est né de la volonté du ministère de la Culture et de la Communication d’implanter dans le nord de la France, un établissement supérieur d’enseignement artistique d’un type nouveau, pôle d’excellence d’envergure nationale et internationale, dont les références furent exprimées par quelques formules telles que « un IRCAM des arts plastiques » ou encore « une villa Médicis high-tech ».

Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains a ouvert en octobre 1997 à sa première promotion d’étudiants, dans un bâtiment de l’architecte franco-suisse Bernard Tschumi.

Le plateau de tournage

Sa pédagogie, principalement fondée sur la production d’œuvres de toute sorte dont le point commun est l’intégration de techniques audiovisuelles professionnelles, en fait un lieu de production, d’expérimentation et de diffusion totalement inédit.